Découvrez l’histoire du premier robot de l’ère moderne

Publié le : 17 février 20224 mins de lecture

Dans une vidéo, le robot, initialement « endormi », commence par défaire l’articulation de son épaule droite. Il se réveille en sursaut, avec une expression de profonde stupéfaction sur le visage. Il fronce les sourcils, puis regarde autour de lui avec un mélange d’inquiétude et d’incrédulité. Il baisse ensuite les yeux sur ses propres mains, qu’il observe avec une grande curiosité, teintée, peut-être, d’une pointe d’inquiétude… Il semble alors voir quelque chose, hors du champ de la caméra, qui le surprend tant. C’est l’histoire d’Ameca, l’histoire d’un robot humanoïde condensé de technologie.

Ameca traverse-t-il la vallée de l’inquiétude ?

The Weird Valley … Si cette expression ne vous est pas familière, elle l’est certainement pour quiconque s’intéresse aux robots humanoïdes, proches ou lointains. Elle vient de l’anglais « Uncanney Valley ». Théorisée par le roboticien japonais Mori Masahiro, cette appellation n’est pas nouvelle puisqu’elle est née dans les années 1970. L’idée est la suivante : plus un robot androïde ressemble à un être humain, plus les imperfections, les petites incohérences nous rappellent notre cerveau qui est non, il semble monstrueux9.

En général, les humains seront donc moins perturbés par des robots d’apparence clairement artificielle qui ne tentent pas d’imiter la vie humaine. Pourquoi « valoir » dans ce cas ? Parce que, selon cette théorie, c’est un domaine que l’on atteint après un certain degré de réalisme inachevé… Mais il est possible de le franchir. Mori Masahiro postule alors que lorsque les robots deviendront encore plus semblables aux humains, ils sortiront de cette « vallée de l’angoisse » et seront davantage acceptés. Plus encore, une fois passé ce stade de rejet, ils seraient alors mieux acceptés en raison de leur ressemblance avec nous, les humains.

Des expressions faciles gérées par une IA !

Cependant, malgré le succès de leurs expressions faciales, les Ameca sont encore très loin d’être humains à bien des égards. La vidéo est une succession de réactions intelligemment séquencées, mais elle n’a aucun rapport avec ses interactions avec le monde des « robots à l’apparence humaine. » Sur ce point, l’art projeté reste quelque peu évasif : « Ameca est-il une IA ? Un travail colossal sur les intelligences artificielles doit encore être effectué pour que le fantasme de créer la grande question se réalise.

Ameca contient des logiciels que l’on peut qualifier d' »artificiellement intelligents », mais la question est plus large que cela. L’objectif premier d’Ameca est d’être une plateforme pour le développement de l’IA. Nous aimons concevoir et construire des robots, laissez vous et tous les autres cerveaux (naturellement intelligents) créer les algorithmes d’IA et d’apprentissage automatique et voyons jusqu’où nous pouvons faire progresser la technologie ensemble.

La marche : le principal problème des robots !

La marche reste un problème pour de nombreux robots humanoïdes. Ameca ne fait pas exception. Cependant, l’entreprise insiste sur la modularité du robot, qui lui laisse une grande marge d’évolution : « Ameca fonctionne-t-il ? Pas encore. Il y a de nombreux obstacles à surmonter avant qu’il puisse le faire. La marche est une tâche difficile pour un robot et, bien que nous ayons effectué des recherches à ce sujet, notre équipe n’a pas encore créé un humanoïde marchant complet. Cependant, Ameca étant modulaire, nous prévoyons d’améliorer ses capacités au fil du temps afin qu’il puisse un jour fonctionner », peut-on lire sur son site web. 

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